Cours particuliers (Gay) [Terminée]

Dimanche 30 août 7 30 /08 /Août 01:16


Tobias-Sorensen-17.jpg

 

—      Kurt ? T’as besoin d’aide ?

Je me retourne et découvre Stephenson qui regarde Kay. Euh… est-ce que c’est une bonne idée ? Non, parce que là, ça risque d’être assez gênant. Je suis déjà entrain d’imaginer ses mains sous mon tee-shirt. Heureusement qu’il ne me regarde pas parce que je dois surement être d’une jolie couleur pivoine. Mais, c’est sûr qu’à deux ça serait plus facile, surtout avec mon genou douloureux…

—      C’est pas de refus ! Je lui répond avant d’avoir réfléchit.  

Je relève Kay et l’attrape par une hanche pendant qu’il lui saisit l’autre. C’est une idée ou nos doigts se frôlent ? Oh, non, il faut que j’arrête de penser à ça ! C’est pas le moment. Kay est dans un état proche du pitoyable et moi je pense à ma libido en ébullition… Nous entrons dans mon appartement et je ferme la porte d’entrée d’un coup de pied. Nous avançons tant bien que mal jusqu’à ma chambre et déposons Kay sur le lit où il s’écroule lamentablement. Je le recouvre avec ma couette avant de retourner dans l’entrée.

—      Merci.

—      De rien.

Il s’arrête, ouvre la bouche, hésite puis, fini par me demander :

—      Ça lui arrive souvent ?

—      Malheureusement.

Je fais une pause, il ne dit rien. Je regarde l’horloge : déjà 6h30 ! Je me dirige vers la cuisine et entends ses pas qui me suivent. Il se positionne derrière moi et enlace ma taille de ses mains. Ses lèvres se posent délicatement dans mon cou où sa langue commence à tracer de légers sillons voluptueux. Hum…

—      Vous voulez boire quelque chose ?

Il regarde sa montre et hoche la tête.

—      Je veux bien du café s’il te plaît. De toute façon, vu l’heure qu’il est ça ne servirait à rien de tenter de me rendormir.

—      C’est sûr.

Je branche la cafetière et la met en route. Voilà, dans seulement quelques minutes nous aurons du café bien chaud ! Oh mon Dieu ! On dirait que je fais de la pub pour une cafetière ! Sa couleur noire et discrète est passe partout. Idéal pour la mettre dans un coin ! Elle est si moche que ça qu’il faut déjà la planquer ?

Je m’assois à la table de la cuisine, face à lui.

—      Qu’est-ce qui s’est passé ?

—      Kay ne sait pas s’arrêter de boire. Je soupire.

—      Et tu ne l’as pas empêché d’aller trop loin ?

—      J’étais pas là. Je réponds en grimaçant.

La sonnette retentit. Bizarre. Qui peut bien encore me faire chier ? C’est la fête aujourd’hui ? Qui a prévenu tout le monde que c’était soirée portes ouvertes chez moi sans me mettre au courant ? Je m’excuse, me lève et vais ouvrir la porte.

C’est Julian qui tremble de tous ses membres sous mon regard noir.

—      Qu’est-ce tu veux ?

—      Je… je… Kay a perdu ça. Marmonne-t-il en me tendant un  porte feuille.

Je le prends sans rien dire et le toise froidement.

—      C’est tout ? Demandé-je, glacial.

—      Ou… oui. Bégaie-t-il.

—      Alors qu’est-ce que tu fous encore ici ?

Julian me regarde terrifié, il ouvre la bouche, hésite puis la referme.

—      Qu’est-ce qu’il y a encore ?

—      Est-ce que… est-ce qu’il va bien ?

—      Ouais, et c’est pas grâce à toi.

Je claque la porte, les dents serrées. S’il avait fait attention à sa consommation, on n’en serait pas là ! Je marche jusqu’au fond du couloir, ouvre la porte de ma chambre et observe Kay qui dort comme un bébé. Je soupire. Il a beau faire toutes les conneries possibles et inimaginables, il arrive toujours à s’endormir n’importe où. J’aimerais bien pouvoir faire de même. Je referme la porte et retourne dans la cuisine. Le café est prêt, je le verse dans deux tasses, en silence. J’en dépose une face à lui et l’autre devant moi, avant de m’asseoir.

—      C’était qui ?

Bien curieux le prof d’histoire ! En même temps, il a dû m’entendre hurler sur Julian. Tout l’étage a dû m’entendre d’ailleurs…

—      Le môme qui m’a ramené Kay dans cet état. Je grogne de mauvaise grâce.

—      Au moins il te l’a ramené.

Je m’adosse au siège et contemple le plafond en me brûlant la gorge avec mon café bien trop chaud.

—      Il était avec lui. Il aurait dû le surveiller, faire attention à lui. Je murmure dans un souffle.

—      Et toi ? Pourquoi n’étais-tu pas avec lui ?

—      J’voulais pas sortir et puis… J’pensais pas que ça se finirait comme ça. Il s’était calmé depuis quelques temps.

—      Tu sais, je comprends que tu sois énervé contre le gamin mais, c’est pas la peine de lui hurler dessus. Il t’a appelé alors qu’il aurait très bien pu le laisser là où il était.

Je soupire.

—      Au moins il ne lui est rien arrivé de grave. Il se réveillera juste avec un mal de crâne terrible.

—      T’as l’air vachement protecteur avec lui.

—      Faut bien. Dis-je en posant mon regard sur lui. Sinon qui le fera ? Sûrement pas lui !

—      Pourquoi ?

—      Parce qu’il ne pense qu’à se foutre en l’air. Il n’en a plus rien à foutre de rien.

Il me fixe avec une gravité impressionnante.

—      Il a pourtant l’air enjoué.

—      Ce n’est qu’une façade.

—      Qu’est-ce qui lui est arrivé ?

—      Ça, ce n’est pas à moi de vous le dire. Il en parlera s’il le souhaite.

Je regarde ma tasse, elle est vide. Je me lève et la nettoie pour ensuite la mettre dans l’égouttoir. Je me retourne. Il n’a pas bougé, il m’observe.

—      Tu ne seras pas toujours là pour veiller sur lui.

Je grimace. Ça je ne le sais que trop bien malheureusement.

—      On verra à ce moment là.

Je sors de la cuisine, il me suit. Je m’installe dans le canapé et allume la télé. Je sens les coussins s’affaisser sur ma droite. Il s’est assis à côté de moi et fixe l’écran les yeux dans le vague. Un léger frisson me parcours. Je ne peux pas m’empêcher de le dévisager. Il est vraiment beau. Vaudrait mieux que je me déplace sinon, je risque de lui sauter dessus d’un moment à l’autre ! Comme cette nuit dans mon rêve… Je baisse les yeux et c’est seulement maintenant que je remarque son tee-shirt. Un sourire sarcastique vient étirer mes lèvres. J’hausse un sourcil et pointe son torse du doigt.

—      Vous avez vraiment l’intention d’aller travailler en revendiquant votre adoration pour Murderdolls ? On va croire que vous cherchez à monter une secte gothique voire satanique.

Il sort de sa contemplation muette et baisse la tête pour regarder ses vêtements, puis esquisse un léger sourire avant de me regarder.

—      J’ai toujours une chemise de rechange dans mes affaires.

J’hoche vaguement la tête puis la pose sur le dossier du sofa avant de soupirer de lassitude. Je ferme les yeux et ressens toute la fatigue de la journée et de la soirée me submerger. C’est étrange, je l’ai toujours vu si élégamment habillé que le voir en tee-shirt me déconcerte quelque peu. Il faut dire que les chemises lui vont si bien… si faciles à enlever aussi… juste des boutons à faire sauter. Je me sens lentement partir, j’ai l’impression de m’affaisser sur la droite mais comment en être sûr ? Je ne suis déjà plus conscient de ce qui se passe.

 

—      Kurt ?

J’ai comme l’impression que quelqu’un m’appelle, non ?

—      Hey ! Kurt ?

Je bouge légèrement. C’est bizarre. Je ne me souvenais pas que mon matelas était si dur ni qu’il sentait si bon.

—      KURT ! T’es où ? T’as laissé ton putain de réveil allumé !

J’ouvre les yeux et découvre avec stupeur que je me suis endormi sur l’épaule de mon prof d’histoire. Voilà pourquoi c’était si dur. Son os me rentrait dans la joue ! Ses yeux commencent à papillonner comme les miens d’ailleurs.

—      Ah euh… excusez-moi….je… Bégaie Kay, visiblement mal à l’aise.

J’entends des bruits de pas qui s’éloignent et une porte qui se referme. Je lève la tête et croise le regard bleu endormi de Matthew. Ça ne doit pas faire très longtemps qu’il est réveillé parce qu’il a l’air aussi défoncé que je dois surement l’être. Je me lève et m’apprête à aller rejoindre Kay dans ma chambre. Je me retourne et le dévisage. Il affiche un air impassible. Impossible de savoir à quoi il pense. Je devrais peut-être dire quelque chose, non ?

—      On a dû s’endormir.

Quelle perspicacité… Bravo Laurel et Hardy ! Bah quoi ? Pourquoi vous me regardez comme ça ? Vous avez jamais donné de surnom à vos neurones ? Bon, faut dire que j’en ai que deux en état de marche alors c’est pas compliqué… Et puis, y en a pas un pour rattraper l’autre…

—      Ouais, apparemment. Répond-il avec un petit sourire.

—      Je vais voir comment va Kay.

Son regard se dirige vers l’horloge.

—      Dépêche-toi alors, parce qu’il va falloir y aller. Je te dépose si tu veux.

Effectivement, il est déjà 8h ! Heureusement qu’on n’habite pas trop loin du lycée !

Par Deadly - Publié dans : Cours particuliers (Gay) [Terminée] - Communauté : Lawful Drug
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Lundi 14 septembre 1 14 /09 /Sep 19:36




Petit chapitre ne servant pas à grand chose mais, je vous ai mis une courte description physique dedans {#} En même temps, inclure une description physique du narrateur dans un texte à la première personne c'est pas si simple hein, vous avez l'habitude vous de vous regarder dans le miroir et de détailler tout votre visage ? {#} Moi pas en tout cas {#}  

Enfin, bref, sinon, je vous annonce que je viens d'entrer en terminale L donc je risque (c'est même plus un risque là, c'est meme une certitude {#} ) d'avoir moins de temps personnel, ce qui veut dire que je ne posterais plus aussi régulièrement qu'au début de cette histoire {#} Mais bon, je ferais de mon mieux, on verra bien ce que ça donnera. 

Sinon, j'ai déjà la moitié du chapitre suivant alors normalement il ne devrait pas tarder. Mais bon, je ne vous promet rien vu comment je croule sous le boulot {#}


 

J’entre dans ma chambre et découvre Kay sur mon lit, le visage sous mon oreiller, comme s’il cherchait à se cacher de la réalité. Comme si quelque chose l’horrifiait tellement qu’il tentait vainement de faire l’autruche.

      Alors, tu vas mieux toi ?

Il sursaute mais n’enlève pas pour autant le coussin de son visage. Je m’approche de lui et m’assieds sur le matelas.

      Hey ? Ça ne va pas ?

J’attends patiemment qu’il se décide à me répondre de lui-même. Je ne veux pas le forcer. Je ne sais pas ce qu’il a, et le brusquer ne ferait qu’aggraver les choses.

      Désolé de vous avoir dérangé. Finit-il par souffler après plusieurs minutes.

      Dis pas n’importe quoi.

      Vous aviez l’air bien occupés pourtant. Dit-il d’un ton qui me paraît accusateur.

      On s’est juste endormis. D’ailleurs, heureusement que tu nous as réveillé parce que, sinon, on aurait été en retard au lycée.

Il ne répond pas. Le silence s’éternise. Ce n’est pas normal. Kay est très bavard, il y a quelque chose qui ne va pas. Je me penche doucement sur lui.

      Qu’est-ce qui ne va pas ? Je murmure.

Toujours pas de réponse. Je retire délicatement l’oreiller de son visage et le découvre baigné de larmes. J’avais raison, quelque chose ne va pas. Je le prends dans mes bras pour tenter de le calmer mais, des sanglots étouffés s’échappent de sa gorge.

      Qu’est-ce qui se passe Kay. Je lui demande tout bas en commençant à le bercer.

      Rien. Bégaie-t-il. J’en ai juste marre de finir dans cet état.

Faux. Il ne sait pas mentir. Mais bon, je n’insiste pas. Il ne veut pas me le dire, j’attendrais patiemment qu’il vienne me le dire de lui-même. Alors, pour le moment je joue le jeu.

      T’inquiète pas, il ne s’est rien passé de grave. Heureusement. Je ne te laisserais plus boire comme un trou. Promis.

Kay resserre son étreinte et je continue de le bercer en silence. Je n’aime pas le voir ainsi. Quand il est joyeux, il ne l’est pas forcément entièrement, mais au moins, il a le sourire. Il devait forcément craquer un jour… C’est paradoxal, je n’aime pas le voir ainsi mais je ne veux pas le brusquer. Lui demander sans cesse ce qui ne va pas ne serait pas forcément lui rendre service vous ne croyez pas ?

            La porte s’ouvre brusquement, me faisant sursauter.

      Excusez moi mais, Kurt, faut y aller, on va être…

      Allez-y, moi je reste ici.

      Très bien…Hésite-t-il. Je repasserais ce soir voir si tout va bien.

      Ne vous en faites pas pour nous, ça ira.

La porte se ferme doucement et nous restons là, en silence. Kay finit par s’endormir et moi aussi…

 

            J’ouvre lentement les yeux et découvre ma chambre plongée dans l’obscurité. Je tente de me relever mais, Kay est accroché à moi comme si sa vie en dépendait. Je ne peux m’empêcher de me demander ce qui peut bien le tracasser. Il n’a jamais été comme ça. Mais, peut-être d’anciens souvenirs remontent-ils à la surface ? Ça ne serait pas étonnant d’ailleurs, il les a refoulé tellement longtemps, qu’il fallait bien qu’ils ressortent un jour. Ou alors sa situation familiale désastreuse ? Je me demande d’ailleurs comment il a fait pour tenir aussi longtemps sans craquer ! Il est plus fort que je ne le croyais. Bien sûr, au début il a fait pas mal de conneries mais, ensuite il s’est calmé. Je pense que sa sœur y est pour quelque chose mais, je n’en suis pas vraiment sûr. Il m’en parle si peu ! Il m’a fait part de sa situation un soir de beuverie. En était-il pleinement conscient ? Aucune idée. En tout cas, on sait tous les deux que je suis au courant mais, il n’en parle jamais. Je le comprends. Ça doit être assez douloureux. Tout ce que je sais c’est que sa sœur est une fille bien. Elle a toujours été là pour lui, dans la limite de ses moyens. Je ne la connais que très peu. Je n’ai jamais vraiment été chez Kay, et je n’ai jamais cherché à y aller. Je sais que c’est difficile pour lui. Même s’il ne le montre pas.

Un horrible et sonore gargouillement crève le silence de mort qui règne dans la chambre.  Mon estomac crie son mécontentement. C’est compréhensible : J’ai rien mangé depuis hier soir. Je me libère délicatement pour aller faire un tour dans la cuisine, ouvre le frigo, farfouille parmi les différentes étagères croulants sous le vide ambiant. Il n’y a quasiment rien dans ce truc. A quoi il sert s’il n’y a rien dedans ? Faut vraiment que j’aille faire des courses ! Les deux pommes, alternants entre le vert et le marron, la tranche de jambon à moitié entamée – merci Kay – et le yaourt à la fraise, dont la date est dépassée depuis bientôt 3 jours, ne me tentent guère. Je referme la porte de cet engin sympathisant avec cette abomination qu’on appelle famine, et me dirige vers les placards. Aurais-je plus de chance, ou eux aussi ont été admis dans cette nouvelle secte qui cherche à me faire tomber d’inanition ? J’ouvre le premier face à moi. Vide. Pas de bol. Le second. Vide. Mauvais karma. Le troisième. Trois cartons d’emballage de yaourts. Sans les yaourts bien sûr. Pourquoi ais-je rangé des cartons dans un placard ? La poubelle je connais pas ? Quatrième. Vide. Combien y a-t-il de partisans anti-Kurt dans cet appart’ à peine plus grand que ma poche ? Cinquième. Un emballage de paquet de gâteaux. C’est une mutinerie ? Je passe sous l’évier. Sixième. Une vielle éponge desséchée. Combien de traîtres ? Septième. Une boîte de conserve. Victoire ! Je la sors, très fier. Des haricots verts. Je fais la grimace. Je hais les haricots verts ! Pourquoi y en a-t-il dans mon placard d’ailleurs ? Pourquoi j’en aurais acheté alors que je ne peux même pas en voir en peinture ? Remarque, qui irait peindre des haricots verts franchement ? Qu’est-ce que ça a d’intéressant ces trucs longs et verts ? Un énième grognement résonne contre les parois de la cuisine. Mon estomac se rebelle encore. Tant pis, ce sera les haricots. J’ai vraiment trop la dalle. J’ouvre la boîte et la verse dans une assiette. Une odeur nauséabonde m’emplit les narines. J’ai toujours haït l’odeur de ces légumes verts immangeables. Mais, je ne me souvenais pas que ça sentait si mauvais ! Je repêche la boîte dans la poubelle et l’observe sous toutes les coutures. Apparemment la date de péremption se trouve sous le cylindre d’aluminium. Je souris en me rappelant qu’étant petit je disais « date de périmation ». Ma tante me rappelait sans cesse à l’ordre et j’adorais continuer pour la voir s’agacer et finir par sourire en comprenant que je la faisais marcher.

Un léger bruit me sort de ma rêverie. Comme si de l’eau coulait en petite quantité. Je fronce les sourcils me demandant d’où cela peut bien venir. Kay dort encore et le bruit est trop près pour que ce soit les canalisations des voisins. Je baisse la tête, réfléchissant à ce que ça pouvait bien être. Une toute petite flaque à mes pieds attire mon attention mais sans plus. Qu’est-ce qui peut bien couler dans cet appartement alors que personne n’utilise l’eau ? De toute façon, le bruit est bien trop léger pour que ce soit une quelconque sortie d’eau. Une fuite ? J’espère que non ! Ça me couterait bien trop cher en réparation ! C’est seulement au moment où tout redevient silencieux, emportant mes craintes au loin, que mon esprit bloque sur la flaque à mes pieds.

      Merde ! Je jurais en redressant l’objet du délit.

Maintenant, mes baskets et le bas de mon pantalon sont maculés de sauce d’haricots verts ! Et quelle odeur merveilleuse s’en dégage ! Je peux vraiment faire des choses stupides quand je ne pense pas avant d’agir ! Rêveur. Trop rêveur ! Mon inattention me coutera un jour ! Retourner une boîte de conserve au dessus de l’évier n’était surement pas assez flagrant pour moi ! Il faut tout de même que je vérifie cette maudite date de péremption. Je ne tiens déjà pas à manger ces légumes diaboliques alors des périmés… tomber malade ne me tente guère. Être alité est un calvaire en soi. Rester à ne rien faire n’est pas pour moi. J’ai du mal à rester en place. Et puis, la console, c’est bien un moment mais ça devient vite lassant…

            Euh… 20 Avril 2009 ? C’est une blague ? Tout le monde s’est ligué contre moi dans cet appart’ ! Comment ça se fait qu’il n’y ait rien de mangeable ici ? On a bien dû manger quelque chose quand même les jours où on créchait ici ! J’essaye de me remémorer nos repas. Plutôt difficile. Tout ce que je me rappelle, ce sont des emballages de pizzas ou des sorties en boîtes parfois le ventre vide. Depuis quand n’ai-je pas prit un vrai repas ? Je ne me souviens même plus ! Il faut vraiment que je me reprenne en main !

Bon, bah j’ai plus qu’à aller faire des courses. J’entre dans la salle de bain pour changer de jean. Je ne vais quand même pas sortir comme ça ! J’attrape ma veste et me dirige vers ma chambre. Il dort toujours. Mon regard accroche la pendule : 17h. Je laisse un mot sur la table de la cuisine et me poste devant le miroir de l’entrée histoire de voir si je ne risque pas d’effrayer tout le monde. Mais, ça peut aller même si mes cheveux noirs plus ou moins longs sont en bataille (dois-je préciser que c’est habituel chez moi ?), et que mes yeux noirs sont aussi dilatés et rouges que si j’avais fumé 3 joints d’affilée. Je passe une main dans mes mèches rebelles et sors.  Le Leader Price est seulement à 10 min à pieds. Ça devrait aller. Je devrais être rentré dans moins d’une heure.

 

Par Deadly - Publié dans : Cours particuliers (Gay) [Terminée] - Communauté : A l'ombre des romances...
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 28 septembre 1 28 /09 /Sep 21:07




 6a00d83451d8ee69e20120a63e923f970b-800wi.jpg

 

Hello {#}

Vous allez bien ? J'avoue que sur ce coup là j'ai un peu trainé mais ça fait une semaine que je cherche un petit moment pour pouvoir recopier ce chapitre ! Mais, j'ai pas une minute à moi {#} C'est l'horreur.

Enfin bref, j'ai coupé ce chap en deux parce que, sinon, il était vraiment trop long. Promis dans le prochain ça va bien bouger {#}

Bon, j'avoue que je n'ai relu ce chapitre que partiellement donc, il est possible que de petits soucis trainent ^^'


 

Ça va faire pratiquement deux heures que je suis là et je commence sérieusement à en avoir plus que marre. Trente minutes pour tourner dans les rayons, à remplir mon cadi − quel mot affreux soit dit en passant – de tout ce qu’il me faut – et ce qu’il ne faut pas aussi d’ailleurs – et une heure d’attente à la caisse de cette assistée sans cervelle qui sert de caissière. Cette pauvre conne a fait passer seulement trois clients devant moi, passant dix minutes à scanner chaque putain d’article, trop occupée à me lancer des œillades sensées, surement, être aguicheuses et brûlantes mais, qui me faisaient plus penser à celles d’un poisson qui se noie dans son propre bocal et, accessoirement, qu’elle était plus attardée mentale que je n’avais pensé à première vue, et auxquelles je répondais par un regard froid et lourd de reproches qui lui hurlaient « Mais bouge tes grosses fesses connasse et occupe toi de ton travail, j’ai pas l’intention de camper ici moi ! ». Ouais, je sais un peu long pour un message subliminal mais c’est franchement ce que je pense en la voyant s’efforcer de ressembler à un poisson mort. Regard qu’elle ne paraît pas comprendre comme tel d’ailleurs, puisqu’elle continue de plus belle en insistant de plus en plus. Faudrait peut-être que je me colle un panneau sur le front « Gay » pour qu’on ma lâche la grappe !

Elle commence à scanner mes courses avec une lenteur exaspérante, en me lançant un « bonjour » enjoué, d’une voix qui se veut sans doute rauque et sexy mais que je trouve plus proche du croassement. Celle là n’a vraiment pas de bol ! Elle ressemble à un poisson mort, parle comme un crapaud et a un QI surement aussi élevé que celui d’une huître. Mais qui l’a sorti de l’eau que je l’égorge ?? Elle pouvait pas continuer à croupir tranquillement dans sa mare au lieu de faire chier tout le monde ?

Je suis à deux doigts d’exploser. Y en a vraiment ras le bol ! Il n’y a peut-être pas tant de monde que ça – remarque, je comprends le découragement des clients devant l’incompétence du personnel – mais, il n’y a – pour mon plus grand malheur – qu’une seule caissière – enfin, caissière est un bien grand mot pour qualifier ce croisement blond de plusieurs espèces marines (je me demande même comment ils ont pu copuler à trois ceux là) – et, elle doit bien être la seule de l’univers à ne pas savoir se servir de cette putain  de machine, qui lui fait face et qui est le seul objet du magasin – encore heureux – dont elle est sensée savoir se servir. Elle doit bien être la seule à avoir besoin d’appeler de l’aide tous les cinq articles. Comment peuvent-ils embaucher des incapables pareilles ? Ils manquent de personnel ? Personne ne pose de CV chez eux ou quoi ? Pour choisir une gourde pareille ça doit être la seule solution. Ou alors c’est la fille du patron et elle voulait un job pour gagner du fric. Si c’est ça elle aurait mieux fait de continuer à demander de l’argent de poche à papa-maman !

Elle n’a pas encore passé trois articles qu’il faut qu’elle change son putain de rouleau de papier à tickets de caisse. J’ai une chance incroyable ! Après dix minutes à chercher comment ce truc se met dans la machine alors que tout le monde l’a compris depuis une heure, je n’en peux plus. Je vais craquer. Les nerfs à vif, je lui prends le rouleau des mains – je me retiens de ne pas le lui arracher – et le mets en place dans sa machine de malheur en trente secondes top chrono. Elle me remercie avec un sourire lumineux qui me donne la nausée. Assez exaspéré comme ça, je lui réponds seulement par un grognement préhistorique. Elle ne remarque même pas mon agacement et continue son espèce de système de « drague » pitoyable. Il n’y a vraiment aucun mec dans son putain – Ouais, je sais ça fait beaucoup de « putain » mais, je suis pas vraiment en état de contrôler mon vocabulaire ! – de bled pour qu’elle se mette à « draguer » le premier mec qui se pointe ? Elle vit sur qu’elle planète c’te meuf ? Franchement ?

Allez, courage ! Plus qu’une dizaine d’articles et je serais enfin libre ! Si elle me refait une connerie, je sens que mes nerfs ne tiendront plus très longtemps. Elle ne peut quand même pas faire une connerie avant la fin de mon passage quand même ?! Elle ne peut tout de même pas être si conne que ça !

 

Et là… sous mes yeux… la caisse s’arrête de fonctionner. Toutes les petites loupiotes s’éteignent toutes en même temps. J’ai comme l’impression que mon sang se fige dans mes veines. Apparemment j’ai réussi à surestimer les capacités intellectuelles de cette pauvre fille sans jugeote. Une seconde blonde – que j’espère moins conne que la première – arrive perchée sur des patins à roulettes et commence à démonter la caisse sous mon nez, pour aller tripoter des boutons à l’intérieur. Après cinq bonnes minutes penchée sur la machine, elle appelle un autre gars à la rescousse puis une fille. Purée, me dites pas qu’il y a besoin d’autant de monde pour réparer cette saloperie ! La blonde à roulette me regarde, contrite.

      Je suis désolée monsieur mais, cette caisse est en panne. Je vous prie de bien vouloir passer à la caisse voisine.

C’est une blague ? Cette conne a déjà passé les trois quarts de mes courses et maintenant faut que je change de caisse pour tout recommencer ? A cause d’une erreur de manip’ de cette gourde ?

      Vous vous foutez de moi ? Je demande d’une voix faussement calme.

      Je…

      Ça fait une heure que je poireaute ici pour que votre caissière incompétente me fasse payer et, quand enfin, j’y arrive, faut que j’bouge et recommence tout à cause de votre gourde ?

      Désolée monsieur.

Mais c’est pas possible ! J’ai vraiment la poisse !

      On va vous aider à tout déplacer.

Encore heureux parce que je crois que sinon je me serais barré depuis belle lurette en laissant toutes mes courses là ! D’ailleurs j’ai pris carrément plus de trucs que prévu. Ça va être comique de rentrer avec tout ça.

      Monsieur ?

Ouais ? Je tourne lentement mon visage exaspéré vers la caissière.

      Ça vous fera quatre-vingt douze euros soixante quinze.

Pardon ? 92,75€ ? Tant que ça ? La vache ! C’est sensé être moins cher que Carrefour ce truc ! En même temps… je me dis que si c’est là bas que j’étais allé je m’en serais sans doute sorti pour le double. Mais je n’aurais pas eu à me coltiner ces incompétentes qui te font du gringue alors qu’elles se rendent pas compte qu’elles t’emmerdent royalement. J’attrape mes sacs et sors ENFIN de ce supermarché maudit. A moins que ce soit moi qui soit maudit. Vu tout ce qui m’arrive en ce moment, ça m’étonnerait absolument pas ! Et, j’ai comme l’impression que c’est pas terminé.

            Je passe les portes coulissantes débouchant sur le parking quasiment plein. Faut dire aussi qu’il est pas très grand alors c’est pas difficile de le remplir. Il doit y avoir les voitures des empotées qui travaillent ici et deux ou trois appartenant à leurs clients. Avec même pas une dizaine de voitures il est déjà à moitié plein. Au trois quart en fait. C’est dire le nombre de personnes venants ici… S’il y en avait plus, ils l’auraient déjà fait agrandir ce parking de playmobiles.

      Pour nous excuser, nous vous avons offert un bon de réductions pour la prochaine fois.  Me hurle une des blondasses alors que je suis déjà sorti du parking de poche.

Je m’en fou de ton bon de réduc’ !

      J’suis pas prêt de revenir ici !

J’ai dit ça normalement. Ça m’a échappé en fait.  Et qu’elle m’ait entendu ou pas j’m’en tape. Déjà qu’ils ont pas beaucoup de clients, là, ils viennent d’en perdre un. Je traverse sans même prendre la peine de me retourner pour lui montrer que je l’ai entendu. La rue est déserte. On est pas dans une grande ville mais, c’est pas non plus la campagne totalement isolée. J’ai pas encore fait les trois quarts du chemin mais, faut que je me pose cinq minutes. Je crève de chaud et j’ai les mains dans un état pitoyable. C’est que ça fini par être lourd tout ce bazar. Je pose tout sur le trottoir, qui paraît très propre au vu de tout ce qui y traine, libérant mes doigts qui commencent à devenir bleus à force de non-irrigation sanguine à cet endroit là. Je me relève et pose mes mains endolories sur mes hanches presque osseuses. Quelle ville merveilleusement bien entretenue ! Tous les déchets dans les poubelles, ça oui. On dit bravo la population ! On pourrait en dire autant de la municipalité si les glandeurs qui y travaillent avaient pensé qu’une seule poubelle pour un km² était insuffisant. Mais, apparemment ils n’ont pas assez de neurones pour ça. Faut pas trop leur en demander non plus. Parce que là, la seule que je vois déborde amplement et vomit son surplus sur le sol, bloquant pratiquement un morceau du passage à force d’emballages cartonnés de MC Do ou autre fast-food du même type. J’adore cette ville ! J’imagine même pas cet été comment elle va sentir bon si la mairie ne règle pas ce léger détail. M’enfin bon, j’suis pas là pour critiquer l’entretien de la ville.

            Je lève la tête et observe, désespéré, la pente qui me fait face. C’est bizarre mais, je savais qu’elle était plus ou moins raide mais, jamais elle ne m’a parut si raide ! On pourrait en faire une piste de ski ! Enfin… si la neige se décidait à tomber l’hiver parce que ça doit bien faire 7 ans que j’ai pas vu un flocon. J’enlève ma veste, la passe autour de ma taille, attrape tous mes sacs en plastique blanc prêts à craquer, en faisant attention à ne rien laisser tomber et, commence, découragé d’avance, à grimper ce pic semblant infranchissable d’ici.

            Le premier tiers, ça peut aller. Je suis pas encore mort. Mais… arrivé au second, je commence à peiner sérieusement. Je m’arrête cinq minutes, passe mon bras sur mon front pour essuyer la sueur qui s’y accumule et prie très fort, malgré mon athéisme affirmé, pour qu’une voiture passe, qu’une connaissance me chope en chemin pour me ramener mais, tout le monde sait très bien qu’à chaque fois, qu’on espère ça, on a toutes les chances de rentrer à pieds. A chaque fois c’est la même chose. Ça vous est jamais arrivé ? A tous les coups, c’est quand on a absolument besoin de quelque chose que ça n’arrive jamais.

            Je me redresse, en sueur, et continue ma route sur les rotules. Faut vraiment que je passe mon permis ! Le problème, autre d’en avoir foutrement besoin, c’est que ça coûte vraiment super cher. J’ai pas franchement les moyens. Remarque, mon beau père pourrait bien m’aider un peu… Il me doit bien ça ce connard. Encore faudrait-il que je le retrouve. Ça, ça risque d’être compliqué, vu comment il s’est barré y a 4 ans. Sans un mot. Sans raison. Sans même laisser d’adresse. Nous laissant, ma mère et moi comme des cons, se demandant ce qui lui avait pris. Mais, je soupçonne ma mère de savoir pourquoi. J’ai jamais vraiment cherché à le savoir. Ça m’a jamais intéressé des masses. J’étais tellement heureux d’être débarrassé de ce connard fini ! Enfin bref, je m’égare là. Mais, de ce côté-là, c’est pas la peine d’espérer quelque chose. Et mon père, vaut mieux même pas y penser. Il ne s’est jamais occupé de moi et c’est pas maintenant que ça va commencer… Surtout pour un permis français qui coûte les yeux de la tête !

            Elle est conne cette expression, non ? Vous trouvez pas ? Parce que comment est-ce qu’on pourrait payer quelque chose les yeux de la tête ? Déjà, les yeux c’est forcément sur la tête. Vous avez déjà eu des yeux sur le ventre vous ? Et… est-ce que vous avez déjà réussi à extraire un de vos yeux de votre crâne ? J’ai jamais vu ça moi… A part dans Pirates des Caraïbes et c’est plutôt gore quand même. Même si je me marre à chaque fois à ce moment là…

            Bref, je suis arrivé moi. Je pose mes sacs devant la porte et me repose un peu, le temps de souffler et de trouver mes clés par la même occasion. Je soupire bruyamment en pensant à l’escalier que je vais devoir monter avec tout mon bordel.

      Tu veux que je t’aide ?

Je lève la tête et découvre Matthew, fermant avec un boitier électronique une simple Peugeot 406 gris métallisé. Il avait pas une voiture bien chère lui ?

      Vous avez changé de voiture ?

      Non, pas vraiment. J’en ai plutôt enfin trouvé une.

      Bah… et votre Lamborghini ?

J’ai toujours des phrases aussi intelligentes les unes que les autres, hein ?

      C’était pas ma voiture.

      Ah… Elle était à qui ? Vous l’avez volé ?

Il sourit avant de secouer la tête en signe de dénégation. C’est une idée ou ses yeux s’égarent un peu sur moi ?

      Non, un ami me l’a prêtée. Me répond-t-il en détournant la tête.

      On vous prête souvent ce genre de voiture ?

      J’avais pas trop le choix en fait. J’ai planté la mienne dans un mur il y a 2 mois et, il était le seul qui pouvait me dépanner de ce côté-là en attendant que je m’en rachète une.

      Vachement généreux.

      J’en voulais une discrète mais, c’était la moins voyante qu’il avait.

      C’est juste un ami votre pote ?

      Euh… ben… oui. Hésite t-il, désarçonné par ma question brutale.

C’est vrai qu’il faudrait que je sois moins direct parfois… Et moins curieux aussi mais, j’y peux rien. Il ne s’attendait visiblement pas à ça. Mais, en même temps, personne ne prêterait ce genre de voiture à un simple ami. C’est pour ça qu’un « Ah… » peu convaincu s’échappe de mes lèvres entr’ouvertes. Mon regard s’égare vaguement sur son bras et se fige sur sa montre. C’est un joli bracelet masculin assez large, en argent, qui contraste avec sa peau brunâtre, hâlée par le soleil, avec un cadran circulaire assez sophistiqué. Sans réfléchir, je lui attrape le poignet quand mon regard se braque sur les deux aiguilles qui dansent la gigue aux alentours de sept heures. Il se laisse faire, un peu étonné et je me rends compte qu’il est déjà dix-neuf heures. J’ai vraiment mis tant de temps pour faire trois pauvres courses ? Enfin, « trois pauvres courses » c’est un peu réducteur. Je regarde vers les sacs plastiques à mes pieds. Je me rends compte, tout à coup que je tiens encore son poignet dans ma main et le lâche vivement en sentant sa peau brûler ma paume. Je me retourne vaguement, tapotant les poches de mon jean pour trouver mes clés. Je bégaye une espèce de gargouillement incompréhensible qui ressemblait à ça : « Jvaisptetemonterparcequ’ilestunpeutardlà ». Je suis persuadé qu’il a rien pigé mais, ça, c’est pas un problème. Je passe ma clé électronique sur la borne et ouvre la porte que je cale avec mon pied. J’attrape quelques sacs à ma portée et vois qu’il prend les autres.

      Ben, dis donc, t’as fait les courses pour un mois là !

      Faut bien que je remplisse mes placards…

Arrivé en haut, un peu essoufflé, je déverrouille ma porte, le remercie, récupère mes courses et m’engouffre dans mon appart’ pour me figer aussitôt manquant de laisser échapper ce que j’ai dans les mains.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Deadly - Publié dans : Cours particuliers (Gay) [Terminée] - Communauté : Auteurs Sadiques
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Recherche

Mes Liens !

Annuaire du Yaoi

Logo-A-Y-fond-fonce.png

 

N'hésitez pas à venir vous faire référencer !

Rejoignez la page FB de l'Annuaire : ici

Derniers Commentaires

Histoires lues ou en lecture

Conversations Parodieuses d'un soir d'été

 

 

Sims 

Dangerous Heaven

* Don't look back

* End of innocence

* Heaven Forbid

 

Gay

* Andreï

* Angel's Heart

* C'est Comme la masturbation

* Chez Danny

* Chimères 

* Crazy Chocolate

* Dans les limbes d'un monde (NEW !)

* Dix Milliard de choses à te dire 

* Down Syndrome

* Eternels rivaux

* Hot Chili (NEW !) 

* Jamais un sans deux

* Kissing my song

* Le Diable porte des caleçons noirs

* Le Jeu du chat et de la souris

* Le Vampire argentique

* Les Violons d'hiver

* Masked Faces

* Meurtre et Sorcellerie (NEW !)

* New York New York

* N'oublie jamais

* Pas Touche

* Peut-être avait-il rêvé (NEW !)

* Pour un Homme

* Serial Seducer

* Si tu veux me revoir... 

* Smog

* Soie Rouge

* Tel est pris qui croyait prendre

* Twilight

* Un Amour explosif

* Une Bonne raison

* Un job de rêve 

* Un jour mon Prince viendra (NEW !)

* Une vie de pas chat

* Un Simple regard

* Voleur (NEW !)

 

Het' 

* Finding Nemo (NEW !)

Je suis un vampire, c'est grave docteur?

* Nissa

Pulsion

 

Fanfics 

* Act Of Violence

* A la Une

* As a Girl

A quoi rêvent les anges ?

* Bad Day

* Bloody You <3 

* Burn Me

* HP et le presse papier lubrique

* L'étrange Noël de monsieur Potter

* Liaisons Dangereuses à Poudlard

* Orgueil 

* Prépare ton caleçon <3

* Sleepy

* The Poudlard Social Network

* Rockritic


* Potter VS Anneaux !

 

Les Cieux de feu et de glace

* Training Session

* XUniversity

 

* Pieces of Life

 

Scans Mangas


[Antique Désir]

* Kisu Series


[Boys Love Scantrad]

* Corsair { 1 - 2 - 3 }

 

[Naked Truth]

* Crimson Spell


[Passion Fruitée]

* Double Face


[Tomo]

 * Allure

* Last Portrait

 

[Yaoi x Yuri]

* Sekaiichi Hatsukoi


 
Créer un blog sexy sur Erog la plateforme des blogs sexe - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés